les echos

Supermarchés 100 % de fruits et légumes français

Les grandes surfaces s'engagent pour offrir des débouchés aux producteurs français qui ne pourront plus vendre sur les marchés et ont perdu leurs clients restaurateurs. Hypers et supers s'efforcent aussi de tenir ouverts leurs rayons à service, boucherie, poissonnerie et fromagerie.

 

...Dans tous les hypers et supermarchés, l'origine France sera mise en avant. « Toutes les chaînes sont en train de passer à un approvisionnement français. Les produits étrangers qui sont présents en rayon seront écoulés mais après il n'y aura pas d'approvisionnement hors de France », résume la Fédération du commerce et de la distribution, qui souligne le maintien de prix accessibles.

 

Suite de l'article sur la Source : Les Echos

 

Commentaire : Comme quoi c'est possible quand on n'est pas soumis aux contraintes des Traités Européens - At. 63 du TFUE - qui interdisent de privilégier nos productions locales !!!


EXCLUSIF Coronavirus : Didier Raoult claque la porte du Conseil scientifique de Macron

Le patron de l'IHU Méditerranée Infection a bravé l'opinion majoritaire de ses pairs en ouvrant son établissement au dépistage massif du Covid-19 et au traitement à l'hydo-chloroquine « des malades fébriles ». Plusieurs centaines de Marseillais font encore la queue devant l'institut ce mardi.

 

 

« Je suis sur le terrain, pas devant des statistiques. Ne vous inquiétez pas, ça marche ! » répond Didier Raoult à ses détracteurs (Gérard Julien/AFP)

 

Par Paul Molga

 

 

La rupture est cette fois consommée entre Didier Raoult et le gouvernement : « Je ne participe plus au Conseil scientifique réuni autour d'Emmanuel Macron » a annoncé ce mardi matin aux « Echos » le patron iconoclaste de l'IHU Méditerranée Infection, tout en précisant qu'il ne démissionne pas.

 

En désaccord depuis des semaines avec la politique de confinement qu'il qualifie de moyenâgeuse, il martèle qu'il faut des moyens de dépistages massifs à l'échelle nationale pour détecter les cas suspects, isoler et traiter les patients positifs. Comme en Corée du Sud : le pays a fait état lundi du plus faible nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination au coronavirus depuis fin février et alimente désormais les espoirs d'un contrôle de l'épidémie.

 

Au total, depuis le premier cas d'infection le 20 janvier, seules 8.961 personnes ont été contaminées dans le pays qui n'a déploré que 110 décès, soit un taux de létalité légèrement supérieur à 1 %.

Et le 13 mars, les autorités ont fait savoir que le pays, pourtant le deuxième le plus touché après la Chine en Asie, connaissait davantage de cas de guérison que de nouvelles infections.

 

Coronavirus : dépistage massif ou tests au compte-gouttes, quelle stratégie adopter ?

DECRYPTAGE - Pourquoi les taux de mortalité diffèrent dans les pays européens

 

Libre circulation et dépistage massif

 

La population a pourtant continué à se déplacer en Corée du Sud. Mais chacun était « invité » à respecter la distance sociale, à éviter les rassemblements et à porter un masque dans la rue. Près de 500 établissements de santé ont été habilités à pratiquer des tests de dépistage à raison de 10.000 au total par jour. « Cette stratégie a permis de s'attaquer aux nouveaux foyers avant qu'ils débordent.

Ce doit être notre modèle », a tambouriné Didier Raoult à chaque réunion du Conseil scientifique qu'il a suivie. Presque 300.000 personnes ont été testées au total en Corée du Sud. Au 15 mars, elles n'étaient que 36.000 en France avec environ 2.500 tests quotidiens réservés aux cas les plus sérieux.

 

Coronavirus : la chloroquine en cinq questions

La France tente de modifier sa stratégie de dépistage

 

Pour faire valoir cette position, Didier Raoult a engagé lundi un bras de fer avec le gouvernement en décidant, au nom du serment d'Hippocrate (le texte fondateur de la déontologie médicale), d'ouvrir son IHU au dépistage massif « des malades fébriles ». Plusieurs centaines de Marseillais ont encore bravé les mesures de confinement pour réaliser cet examen ce mardi.

 

1.000 cas positifs dépistés et traités à l'IHU

 

L'institut a ainsi dépisté un millier de cas positifs depuis qu'il pratique systématiquement ces tests. Tous les cas « de modérés à sévères » ont été traités à l'hydro-chloroquine.

« Avec succès », selon le professeur. « Je suis sur le terrain, pas devant des statistiques. Ne vous inquiétez pas, ça marche ! », répond-il à « ses détracteurs de plateau télé ».

Tous les cas traités sont soigneusement répertoriés, et suivis.

La compilation de ces « données clandestines », collectées en dehors d'un essai clinique dûment normalisé, devrait livrer ses conclusions dans quelques jours.

 

Dans six semaines, l 'essai clinique européen Discovery , dans lequel est également testé l'hydro-chloroquine devrait également rendre son verdict. En attendant, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a précisé mardi à l'Assemblée nationale que la chloroquine était déjà utilisée dans les hôpitaux pour des cas cliniques très particuliers. « Et si demain nous avons des données cliniques qui nous permettent espérer aller au-delà, nous n'attendrons pas », a-t-il poursuivi. « Mais nous devons attendre ces informations cliniques, sans quoi ce serait totalement irresponsable de ma part en tant que ministre de la Santé ». La chloroquine peut en effet engendrer des problèmes cardiaques.

 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/exclusif-coronavirus-didier-raoult-claque-la-porte-du-conseil-scientifique-de-macron-1188372


Essai clinique Européen

EXCLUSIF - Coronavirus

Lancement d'un essai clinique

de grande ampleur de la chloroquine

 

Le traitement controversé contre le coronavirus de Didier Raoult rejoint l'essai européen Discovery, dont la part française est conduite par l'Inserm. Il portera sur plusieurs centaines de patients hospitalisés.

Réponse probable dans six semaines.

L'article montre à quel point la position du Ministre de la Santé a changé d'avis suite aux entretiens avec le Pr. Didier RAOULT :

« Nous parlons ensemble plusieurs fois par semaine et j'ai donné toutes les impulsions nécessaires pour que son étude puisse être expérimentée de façon indépendante ailleurs, à plus grande échelle, pour confirmer ou infirmer ses résultats », a expliqué samedi Olivier Véran, ministre des Solidarité et de la Santé.

Cette étude devrait porter sur 3.200 patients en Europe, dont 800 en France.

Article Internet de Les Echos